Une exploration intime des fluctuations cycliques
Il y a des voyages que je fais sans quitter mon corps, des chemins que j’arpente chaque mois, invisibles aux yeux des autres. Parmi eux, le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM) est une traversée intérieure que beaucoup d’autres femmes vivent en silence.
Aujourd’hui, j’ai envie de vous emmener avec moi sur ce sentier intime, pour comprendre ce qu’est le TDPM, reconnaître ses signes et trouver des façons de l’accompagner avec douceur.
Qu’est-ce que le TDPM ?
Le TDPM n’est pas un simple « bad mood avant les règles ». Il s’agit d’un trouble cyclique qui survient généralement dans les jours précédant le flux menstruel et s’apaise quand les règles commencent.
Contrairement au syndrome prémenstruel (SPM) classique, il se manifeste surtout par des émotions intenses et parfois difficiles à contenir. Irritabilité, tristesse profonde, anxiété…pouvant aller jusqu’aux idées suicidaires. Autant de montagnes émotionnelles que de femmes concernées. Des montagnes émotionnelles qui peuvent submerger le quotidien, le travail ou les relations avec les autres.
Comment reconnaître le TDPM ?
Le TDPM se distingue par son caractère cyclique et sa sévérité. Parmi les signes les plus fréquents :
Symptômes émotionnels
- Irritabilité ou colère soudaine, parfois non justifiée
- Anxiété intense, parfois oppressante et handicapante au quotidien
- Tristesse profonde ou sentiment de vide
- Sensibilité exacerbée aux événements du quotidien (difficulté à gérer les tracas du quotidien,…)
Symptômes physiques
- Fatigue intense
- Troubles du sommeil
- Douleurs abdominales ou tensions
- Ballonnements et maux de tête
La spécificité du TDPM ? Ces symptômes apparaissent avant les règles et disparaissent complètement après, comme si l’on traversait une tempête avant de retrouver un ciel plus clair.
Comment vivre avec ce TDPM ?
- S’observer et mémoriser
Tenir un journal du cycle peut aider à identifier les schémas et à anticiper les périodes difficiles : diminution de son temps de travail, prévoir des moments réconfortants,…
D’ailleurs, je commercialise mon JOURNAL MENSTRUEL, plus d’informations bientôt !
2. Une aide douce
Activité physique douce et régulière (même une séance de Pilates ou d’étirements de quelques minutes à la maison)
Méditation, respiration consciente, médecine douce : sophrologie, acupuncture,…
Pause sur sa vie et rituels de bien-être : en profiter pour prendre soin de soi et se faire chouchouter.
3. Se lier ou se relier aux autres
Partager son expérience avec des proches ou des communautés bienveillantes peut alléger le poids de ces moments. Pour ma part, communiquer avec mon mari pendant ces périodes est une grande aide : sa présence, son écoute et sa compréhension allègent le poids des émotions et transforment ces jours difficiles en moments de soutien partagé.
4. Chercher un soutien médical, naturel et spirituel :
Se tourner vers un·e professionnel·le de santé reste essentiel. Un diagnostic précis permet d’écarter d’autres troubles (dépression, anxiété, déséquilibres hormonaux) et d’ouvrir la voie à des solutions adaptées. Selon la sévérité du TDPM, plusieurs approches peuvent être combinées pour mieux traverser ces périodes :
Approches médicales que j’appelle « classique »
- Thérapies médicamenteuses : certains antidépresseurs (ISRS) peuvent être prescrits, parfois uniquement dans la phase prémenstruelle, pour réguler l’humeur.
- Contraceptifs hormonaux adaptés : ils peuvent stabiliser les fluctuations hormonales, cette option reste temporaire.
- Suivi régulier : un suivi avec une sage-femme ou une psychiatre permet de personnaliser le traitement et d’ajuster au fil des cycles, car en effet, le TDPM, ça n’est pas à vie ! Cela peut apparaître à tout moment de la vie chez la femme, cela peut apparaître après un choc traumatisant ou non.
Approches naturelles et complémentaires
Pour celles qui souhaitent explorer des solutions douces :
- Le safran : aide à soutenir l’humeur et réduire l’irritabilité.
- Le pollen frais ou propolis : soutiennent l’énergie et le bien-être général.
- Magnésium et vitamine B6 : peuvent réduire la fatigue et les tensions physiques.
Approches spirituelles et apaisantes
Le TDPM n’affecte pas seulement le corps et l’esprit, il touche aussi l’âme. Dans une perspective musulmane, plusieurs pratiques peuvent apporter sérénité et équilibre :
- Dhikr et invocations : réciter « SubhanAllah » (Gloire à Dieu), « Alhamdulillah » (Remercier Dieu), « Allahu Akbar » (Dieu est Grand) ou des dou’as personnalisées peut calmer le cœur et recentrer l’attention sur la présence divine.
- Salat et prière régulière : même de courtes prières, effectuées avec conscience, aident à se reconnecter à soi et à Allah, à lâcher prise et apaiser le stress.
- Méditation spirituelle : contempler la nature, la respiration, ou la gratitude pour les petites choses de la vie permet d’harmoniser le corps et l’âme.
- Moments de repos sacrés : créer un espace de calme et de douceur pendant la phase prémenstruelle, en alliant lecture spirituelle, dhikr ou récitation du Coran, peut soutenir l’équilibre émotionnel.
5. Ce qui peut aussi nous aider : nous même !
Le TDPM est un voyage intérieur, un sentier que l’on apprend à arpenter mois après mois. Reconnaître ce trouble, en parler et se donner de l’attention transforme cette traversée en une expérience d’écoute et de compassion envers soi-même.
Même si le chemin peut être difficile, il est possible de le parcourir avec patience, douceur et conscience — et de découvrir, derrière la tempête, la force de notre propre résilience.
Résilience : Capacité à surmonter les chocs traumatiques.
EN PRATIQUE, qu’est ce qu’on peut faire pour aller mieux ?
Combiner ces approches en douceur, sans pression.
Le journaling menstruel : tenir un journal du cycle et des ressentis, incluant corps, esprit et moments spirituels, pour mieux observer ce qui aide.
Communiquer avec un·e professionnel·le avant de combiner traitements médicaux et compléments naturels.
Cet article a une vocation informative et ne remplace pas un avis médical.

Laisser un commentaire